Quand vous êtes célibataire, trentenaire et new-yorkaise, trois éléments sont indispensables à votre quotidien : un ami gay et malheureux en amour pour ne pas se retrouver seule dans les soirées, une esthéticienne positive, capable de rassurer la pauvre petite chose nombriliste que vous êtes, un banquier à même de supporter votre boulimie de shopping et vos jérémiades sans broncher.
Si un seul de ces trois éléments vous manque… Vous êtes soit en passe de vous marier, soit en passe de faire une grosse, grosse déprime.
La preuve ? Depuis que May, l’esthéticienne – pardon, l’Esthéticienne – de Chelsea, la seule, l’unique, a plaqué NY pour s’envoler vers d’autres cieux et le portefeuille généreux d’une Bimbo hollywoodienne dont je tairai le nom, rien ne va plus pour Ellen. D’abord sont apparues les cernes. Puis les ridules. Puis les rides – et les premiers signes de panique, de dépression se sont manifestés. Conséquence logique, elle s’est laissée tenter par un affreux top fuschia et hors de prix pour se remonter le moral. Résultat, un teint de guimauve moisie. Et un rendez-vous chez le banquier « non, miss D ; cette fois je ne peux rien pour vous », qui s’est soldé par une crise de larmes annonciatrice du pire.
Car, maintenant que le compte d’Ellen est bloqué, comment va-t-elle faire pour payer l’analyste qui l’aidera à remonter la pente ?
Quand vous êtes célibataire, trentenaire et new-yorkaise, trois éléments sont indispensables à votre quotidien. Sinon, c’est le début de la fin.