Born to be Bad.
Pas comme ces magnifiques rebelles au coeur tendre comme les Brando et les Dean. Ou... Comme l'inénarrable Sawyer de Lost.
Pas même comme le très peu fréquentable M. "Bambi" Jackson, et son clip Bad.
Non. Plutôt bad comme Bad taste. Et pas n'importe quel Bad Taste, puisqu'il s'agit ici de vêtements.
J'ai une amie galleriste. Le profil type : divorcée, deux enfants, se remet doucement à la peinture et dépense sa pension en exposant des avant-gardistes plus ou moins compréhensibles mais
forcément talentueux. Hier, au vernissage, je l'ai rencontré. Mister Bad Taste. Pardon. Master of Bad Taste. Ou Lord of... Bref. Imaginez l'horreur : riche à en crever. L'implant capillaire
gominé, la peau bronzée juste ce qu'il faut... résultat d'heures d'entrainement aux UV ( très à la mode dans les années 80) et le défilé de marques. Le costume : Hugo Boss. Mais quand on
ressemble plus à l'Alec Baldwin d'aujourd'hui qu'à celui d'hier, on évite le près du corps et le crème qui grossit. La chemise : rose. A fleurs. De chez Kenzo. Achetée XXL en dépit du bon sens,
ce qui transfrome le chic dandy en vulgarité de surfeur. La ceinture : Dolce & Gabanna. La boucle dorée l'indique à qui doute de sa provenance. Les chaussures. Des santiags. Non, ce n'est pas
une blague. Dissimulées sous le bas du pantalon, mais impossible de ne pas le savoir...
Et le top du top. Le summum du summum du mauvais goût : l'achat d'une toile. Non parce qu'elle lui plaisait. Apparememnt, et il l'avait clamé suffisamment fort, il ne comprenait rien à ces trucs
modernes (mais je doute qu'il comprenne quelque chose à l'art classique de toutes façons). mais parce que c'était la plus chère.
Born to be Bad.
Il y a des types, comme ça... il faudrait les encadrer.
Par fablyrr
-
Publié dans : Newspaper
3
-
Recommander